DCAN, DCN, DCNS ? Comme si on avait besoin de ça…

La Direction Générale a donc décidé de changer le nom de notre entreprise. Visiblement,
pour une poignée de nos dirigeants, il semble que ce soit la priorité actuelle… Une fois de
plus, il est navrant de constater la distance existant entre des personnels, attachés à leur
entreprise et son histoire, en prise avec des difficultés quotidiennes dans le cadre de leurs missions, et une Direction Centrale qui décrète, assène, impose, sans jamais tenir compte de l’avis de qui que ce soit.

S’il n’était pas actuellement une mode de renommer les choses pour faire croire qu’elles évoluent (TGV devenu inOui, GDF devenu ENGIE, ERDF devenu Enedis, etc.), nous aurions pu concéder un peu d’imagination à nos dirigeants ! Même pas…
À-t-on besoin de rajouter à cela, le coût de l’opération ? Avec 3 millions d’€ annoncés, et cela juste pour le changement de nom, combien de dizaines de millions d’€ va coûter l’opération globale ?
Changement des tenues de travail, de tout ce qui est aujourd’hui siglé DCNS (Panneaux, bâtiments, droit et propriété industrielle/intellectuelle, plans, documents, produits dérivés, etc).
N’étant pas à une contradiction près, notre PDG a donc décidé d’annoncer le nouveau nom de DCNS, sensé tirer un trait sur l’histoire de DCNS devenue ringarde aux yeux de certains visionnaires, dans le cadre de cérémonies célébrant cette même histoire. Quel cynisme…
Ce n’est un secret pour personne, la CGT est très attachée aux « fondements politiques et historiques » qui ont présidés à la création de notre entreprise. Si DCNS s’est d’abord appelée DCAN, puis DCN, c’est pour des raisons très simples mais fondamentales :
La mission première de nos aïeux était de répondre aux besoins de notre pays,
notamment en fournissant à la Marine Nationale les équipements nécessaires à ses
missions. Ce changement de nom, vient une nouvelle fois porter atteinte à cette vision.
En la matière, les choses sont effroyablement binaires. Choisir l’option du business, de la libre circulation des armes, c’est faire le choix de la multiplication des conflits dans le monde et de l’accroissement de la misère et de la souffrance des peuples.
C’est cela faire de la politique au sens noble du terme et il est grand temps que notre actionnaire principal se remette à en faire, histoire de ne pas laisser quelques financiers faire n’importe quoi…
Face au fric et aux profits, la CGT choisit sans hésitation l’indépendance et la
souveraineté de notre pays, seuls garants de notre style de vie, de nos valeurs, etc.
C’est d’ailleurs ce qui nous éloigne des premiers dirigeants de DCNS et de leurs partenaires privilégiés, nous en sommes très fiers et continuerons dans ce sens.
DCNS, ses fabrications, ses personnels, n’ont rien de commun, rien de banal. Il faut que cela reste ainsi, cela va dans le sens de la paix et de l’intérêt commun.

DCNS, le 27 juin 2017.

Tract 400 ans juin 2017