TUSC N°477 – Mars 2016

ÉDITO  / P 01

INFOS LUTTES / P 03
G
rève à La Poste de La Rochefoucauld et Montbron.

ACTU / P 04
R
etrait de la Loi « Travail » El Khomri.
El Khomri, les suites du 31 mars.

VIE SYNDICALE  / P 05
P
réparation du 41ème Congrès de l’UD.
La Parole aux Syndicats : « Intermarché St Cybard »
Préparation du 51ème Congrès : où l’art difficile de la démocratie.

PORTRAIT  / P 08
J
oël GUIMBERTEAU

FORM. SYND.  / P 9

PAGE CULTURELLE  / P 11

AGENDA  / P 12

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IMAGE TUSC - 477 - UD - Mars 2016


Édito – Sylvain MINBIOLLE – Secrétaire à l’Orga

La loi dite « EL KHOMRI » n’est pas une loi « travail » mais plutôt une loi « licenciement » ou « MEDEF » au choix. Lorsque la droite applaudit des 2 mains, que l’extrême droite se réjouit et que le MEDEF tient une posture visant à affirmer que les annonces de VALLS ont vidé la loi de son contenu, les questions quant au positionnement social de ce gouvernement se posent.
Que cherchent-ils ? Uniquement à répondre aux injonctions de Bruxelles qui dans le journal officiel de l’Union Européenne du 18 aout 2015 recommande toutes ces réformes.

Cette loi est vendue dans tous les médias comme la seule issue à la crise du chômage ; amputer les droits sociaux des salariés serait moderne et discuter des 32h serait ringard ? Mais de qui se moque-t-on ? Et ensuite, ce sera la réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la sécurité sociale, …
Quand on sait que 95% des médias sont entre les mains de 7 milliardaires, plus rien ne nous étonnera.

D’ailleurs, aujourd’hui, même les Bourgeois du 16ème arrondissement de Paris, ceux-là même qui exhortaient le gouvernement à s’occuper de nos SDF plutôt que des migrants se sont rebellés contre la création d’un centre d’hébergement de SDF à proximité de leurs Palais.

Plus rien n’étonne personne, au moment où j’écris ces lignes quelques « fanatiques intégristes se sont fait sauter le caisson » à l’aéroport et dans le métro de Bruxelles.

La CGT a toujours dénoncé ces pratiques et enfumages divers, a toujours fait des propositions et a toujours mobilisé quand elle sentait que c’était nécessaire mais aujourd’hui les salariés, les retraités, les privés d’emploi, les étudiants, lycéens et les jeunes ne peuvent compter que sur leur engagement avec leurs organisations syndicales pour défendre leurs droits.

Pour la CGT, c’est la question de l’inversion de la hiérarchie des normes qui est primordiale !

Croire que votre gentil patron va discuter sereinement avec vous pour négocier dans l’entreprise au dépend de toutes les règles en vigueur puisqu’il pourra y déroger, va de l’absurde ! Il existerait ainsi un code du travail par entreprise dont certaines pourraient redevenir négrières. Pour le patronat l’aménagement du code du travail va jusqu’à l’esclavage et une chose est sûre il ne pourra jamais nous faire travailler au-delà de 24h par jour.

Le seul critère qui vaille dans le social est le « bien être », ni le taux de pauvreté ou le taux de chômage ne sont révélateurs, comment être heureux lorsqu’il faudrait se contenter de moins de 1000€ pour vivre alors que ceux-là même qui nous dirigent et nous imposent des réformes visant à détruire le peu que nous possédons, vivent tous avec plus de 5000 € par mois d’argent public ?

La CGT appelle tous les salariés, les retraités, les privés d’emploi, les étudiants, lycéens et les jeunes à poursuivre les mobilisations pour le retrait de la loi EL KHOMRI. Si le gouvernement n’entendait pas la revendication, la CGT prolongera la lutte à travers d’autres initiatives qu’elle portera dans l’unité la plus large possible au service de tous.