DEFENDRE LES SERVICES PUBLICS C’EST L’AFFAIRE DE TOUS !

Les services publics : c’est quoi ?

Il s’agit des services destinés à la population, dans une intention d’intérêt général. On distingue :

  • les services liés aux fonctions régaliennes de l’État, comme la défense nationale, les finances publiques, la justice, la sécurité intérieure…
  • les services du secteur non marchand comme l’emploi, l’action sociale, la santé, l’éducation, la sécurité sociale, l’environnement, l’accès au sport et à la culture…
  • les services des secteurs marchands comme les télécommunications, la radio et la télévision, les services postaux, le transport des personnes, l’énergie…

Le service public et les fonctionnaires, c’est pareil ?

Certains services publics sont assurés dans le cadre de la fonction publique, d’autres par le secteur associatif ou par des entreprises. Mais même dans la fonction publique, environ un quart des salariés ne sont pas fonctionnaires. Depuis la fin des années 80, des pans entiers de services publics ont été privatisés : poste, télécommunication, transports, énergie… La principale différence, c’est le prix pour les consommateurs (ceux qu’on appelle usagers dans le public) : à la différence d’une structure publique, les entreprises cherchent à faire des profits, elles n’hésitent donc pas à augmenter les tarifs.

 La fonction publique emploie 5 millions et demi de personnes en France, qui travaillent pour l’Etat, les collectivités locales, les hôpitaux ou les établissements publics. Le statut de la fonction publique est la garantie de :

  • privilégier l’intérêt général, à l’opposé de la logique du chacun pour soi ;
  • l’égalité de traitement : il n’y a pas de bons ou mauvais clients, mais des usagers qui ont les mêmes droits et sont traités dans le respect des principes républicains (égalité des droits, laïcité) ;
  • la recherche de l’utilité sociale, sans se limiter aux logiques de rentabilité financière.

Quelles sont les menaces qui pèsent sur les services publics ?

Depuis 2008, on essaye de nous convaincre que c’est la crise, alors que les profits des entreprises et les dividendes versés aux actionnaires ne cessent de croître. A part en 2009, le PIB (la richesse produite) a augmenté chaque année, depuis plus de 20 ans… Cette théorie de la crise est le prétexte à une politique dévastatrice : les mesures d’aides aux entreprises se multiplient, sans contrepartie en terme de création d’emplois, et creusent les déficits publics. Pour les pallier, l’État et les autres employeurs publics limitent leurs champs d’action, réduisent leur personnel, et mettent en œuvre une nouvelle vague de privatisation. Au final, tout le service public est mis à mal. Les « réformes » se succèdent, qu’on devrait plutôt appeler « plans de démolition » : réforme des services de l’État, réforme des collectivités locales, loi santé, réforme du collège, réforme des rythmes scolaires, libéralisation des transports en car, réforme ferroviaire, etc. Et bientôt : privatisation de Pôle Emploi, des aéroports de Paris et de Lyon, des barrages hydroélectriques, etc.

En Charente, par exemple : la fermeture des abattoirs municipaux de Ruffec laisse 30 salariés sur le carreau. Cette mesure d’économie risque de générer une augmentation des impôts locaux, un comble ! Et pour les éleveurs, des kilomètres en perspective pour aller dans un autre abattoir, sans doute privé, celui-là. Quant aux hôpitaux, les services d’urgence de Barbezieux, Ruffec et Confolens sont sur la sellette : quand on aura une heure de route à faire pour aller se faire soigner, il ne faudra pas que ce soit trop urgent… L’éducation n’est pas en reste, en effet nous sommes loin des 60 000 emplois promis en 2012 puisque nous atteignions à peine 12 000. Fermeture de classes et d’écoles primaires, classes surchargées au lycée, suppressions de postes pour les lycées pro, stagnation au collège pour imposer une réforme libérale dont les personnels ne veulent pas avant les suppressions massives de l’année prochaine. Du côté de l’État, ce n’est pas mieux, la baisse des effectifs se traduit aussi par des fermetures de services, par exemple des bureaux de trésorerie. Les exemples peuvent être multipliés : baisse des dotations à la culture avec fermeture de festivals à la clé, diminution des subventions allouées aux clubs sportifs… Partout, les centres de décision et les points d’accès au service public s’éloignent, les déserts administratifs s’étendent.

Comment peut-on agir ?

D’abord, on peut tous refuser de se faire enfermer par le patronat et le gouvernement dans une logique qui oppose le privé et le public, les fonctionnaires aux autres salariés. On peut aussi refuser de considérer les services publics comme des coûts qu’il faut réduire, et se souvenir que les services publics sont des biens communs.

Avec la CGT, ensemble, défendons les services publics !

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