Vars, 50 emplois menacés à Charpentes Françaises.

Le groupe britannique Wolseley souhaite vendre Charpentes Françaises au fonds d’investissement anglais Endless…

Ce dernier rachèterait Charpentes Françaises sans investir de sa poche. En effet, Endless emprunterait à Wolseley le montant nécessaire au rachat des titres de la société.

Cet emprunt serait remboursé dans 5 ans grâce au travail des salariés qui permettrait une remontée de dividendes vers la Holding détentrice des titres. Par ailleurs, le projet d’Endless prévoit clairement des fermetures de sites qui bénéficieront à Wolsesey.

En effet, dans le cas de restructuration, le fruit de la vente de l’immobilier reviendra contractuellement à Wolseley en remboursement de l’emprunt d’Endless. Dans le même temps, Wolseley ne supportera pas le coût du plan social.

  • La CGT ne peut pas soutenir un projet qui prévoit des fermetures de sites.
  • La CGT ne peut pas soutenir un projet où le repreneur n’investit rien. Des alternatives crédibles existent, elles ont été présentées en Comité d’Entreprise par le Cabinet d’Expertise Comptable Altinea.
  • La CGT demande à ce que ces alternatives soient étudiées par Wolseley.
  • A défaut, pour toute restructuration, la CGT attaquera Wolseley et Endless pour externalisation de plan social.

La CGT appelle tous les salariés à se mobiliser par la grève
le mercredi 29 avril 2015


Afin d’obtenir l’ouverture de négociations sur le projet alternatif proposé par le CE

1er Mai : Non à l’Austérité, non à la loi santé : imposons le progrès social !

L’Histoire s’est-elle mise à marcher à reculons ? Les reculs sociaux sont-ils inévitables ? C’est ce que voudraient bien nous faire croire les dirigeants de notre pays et nos entreprises. L’économie serait en crise. Les entreprises françaises ne seraient plus compétitives. L’austérité budgétaire serait la seule voie pour réduire les déficits publics et la dette. Nous n’aurions plus les moyens de financer la protection sociale, qu’il s’agisse des retraites, de la santé, du chômage ou de la branche famille. Le salut serait dans la déréglementation du travail, la flexibilité, les privatisations… Nous ne sommes pas d’accord, c’est pourquoi nous sommes opposés à la loi Macron.

Et pourtant :

  • Le CAC 40, créé le 31 décembre 1987 à l’indice 1 000, dépasse maintenant les 5 000. A elles seules, les entreprises qui le composent, ont versé 36 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires en 2013 et 56 milliards en 2014.
  • Les aides publiques aux entreprises s’élèvent à 200 milliards d’euros (dont 20 milliards pour le seul CICE), quand le déficit de la sécurité sociale, toutes branches confondues est inférieur à 15 milliards. Le coût du travail dans l’industrie est moins élevé en France qu’en Allemagne (36,80 € par heure contre 38,50 €).
  • La part des salaires dans la richesse produite par les entreprises (valeur ajoutée) est passée de 75% en 1982 à 65% aujourd’hui. La différence représente environ 200 milliards d’euros qui sont passés de la poche des salariés à celle des actionnaires.
  • Dans le domaine de la santé, si la branche maladie de la sécurité sociale est en déficit, l’industrie pharmaceutique se porte bien, comme en témoignent les millions de bonus et de salaires perçus par les chefs d’entreprises, à Sanofi comme ailleurs.
  • L’insuffisance des minima sociaux, le taux de chômage record, la faiblesse des pensions de retraite se traduisent par une augmentation continue du nombre de pauvres (plus de 8 millions de personnes en France, 1 enfant sur 5).
  • Le patronat qui réclame plus de flexibilité et veut la tête du CDI dispose déjà de plus d’une dizaine de contrats différents et peut remercier les signataires de l’ANI de 2013.
  • On l’a déjà vu avec la loi Maillé en 2009, le travail du dimanche ne profite pas aux salariés, bien au contraire : le volontariat est en trompe-l’œil, les salariés qui refusent prennent le risque d’être licenciés, et les contreparties financières sont rarement au rendez-vous.
  • La privatisation de pans entiers de l’économie est d’abord un coût pour les usagers-consommateurs. Les prix des telecom, de l’énergie, des autoroutes, du stationnement, etc. ont explosé au fil du temps. Quand aux banques privatisées, il a ensuite fallu les renflouer avec de l’argent public…
  • Le niveau de vie des retraités ne cesse de baisser à cause du gel des pensions, l’age de départ en retraite est toujours plus tardif, et si l’espérance de vie augmente, le nombre d’années de bonne santé, lui, diminue. Au final, le compte n’y est pas !

Il y a urgence, mobilisons-nous !

Les Organisations Syndicales réaffirment, dans la suite du 11 janvier, que la démocratie, la république, la paix, les libertés de pensée et d’expression sont des biens communs qu’elles sont décidées à défendre face à tous les totalitarismes, aux discours haineux, aux tentatives de division et de stigmatisation.

Les rendez-vous :

  • ANGOULÊME – 10h00 / place de la Bussatte – Rassemblement Unitaire.
  • RUFFEC : 10h30 / Place du Champs de Foire – manifestation unitaire suivie d’un apéro-barbecue